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EN BREF
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L’ entrepreneuriat au féminin connaît une dynamique en pleine expansion en France, avec une augmentation significative du nombre de femmes créatrices d’entreprise. En 2025, les femmes représentent environ un tiers des nouveaux entrepreneurs, une tendance marquée par une forte croissance dans des secteurs comme la santé, le bien-être et l’économie verte. Des évolutions notables se dessinent, notamment dans l’immobilier, où l’entrepreneuriat féminin commence à se faire une place, et dans le numérique, où des lacunes persistent malgré un grand nombre d’activités digitales. Les femmes s’affirment également dans des domaines à forte valeur ajoutée, tout en mêlant performance économique et engagement social. À l’horizon 2026, de nouvelles opportunités émergent grâce à un environnement de soutien renforcé, incluant des politiques publiques et des initiatives privées, favorisant ainsi l’égalité des chances et l’innovation.
Le paysage de l’entrepreneuriat féminin en France connaît une transformation remarquable, surtout à l’horizon de 2026. Portées par des dynamiques nouvelles, les femmes entrepreneurs s’affirment comme des acteurs essentiels de la croissance économique. Ce changement s’accompagne d’un accès accru aux outils numériques, de politiques d’accompagnement adaptées et d’une aspiration forte à un modèle économique respectueux des valeurs sociales et environnementales. Au cœur de cette dynamique, des secteurs variés émergent, illustrant à la fois des opportunités et des défis auxquels il est crucial de prêter attention.
Une dynamique en constante évolution
En 2026, il est projeté que les femmes représentent environ un tiers des créateurs d’entreprise en France. Ce chiffre, bien qu’encore éloigné d’un idéal de parité, témoigne d’une accélération impressionnante depuis la fin des années 2010. Les raisons de cette croissance incluent des changements sociétaux, un accès aux ressources et aux financements facilités, ainsi qu’une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans le monde des affaires. Selon l’Insee, la part des femmes parmi les entrepreneurs a crû de près de 40 % depuis 2018, particulièrement dans des secteurs tels que les micro-entreprises et les services à forte valeur ajoutée.
Cette dynamique est belle et bien ancrée dans un contexte plus large d’évolution du travail vers l’indépendance professionnelle, et d’augmentation de la quête de modèles économiques durables alignés avec des valeurs sociales. Ainsi, l’entrepreneuriat féminin ne se cantonne plus à une niche marginale, mais s’invite sur la scène centrale de la croissance économique.
Les secteurs clés de l’entrepreneuriat féminin
Les services : un secteur prédominant
Les secteurs des services demeurent le pilier de l’entrepreneuriat féminin en France. Ce domaine, qui englobe le conseil, la communication, l’accompagnement et la formation, concentre une majorité des créations d’entreprises par des femmes. Cette surreprésentation s’explique par plusieurs raisons, notamment des investissements initiaux limités et la possibilité de commencer par des projets à petite échelle tout en bâtissant une expertise.
Depuis 2023, on observe également une professionnalisation croissante des projets, avec des entreprises de services qui se positionnent sur des segments à forte valeur ajoutée. La transformation des organisations et l’accompagnement des transitions numériques et environnementales sont des opportunités notables qui renforcent la crédibilité économique de l’entrepreneuriat féminin.
Santé, bien-être et care : un secteur en pleine expansion
Le secteur de la santé, du médico-social et du bien-être représente un autre pan de l’entrepreneuriat féminin en pleine croissance. La mutation démographique et les tensions sur le système de soins encouragent les femmes à innover dans divers domaines tels que la prévention, la e-santé et l’accompagnement des aidants. Cette dynamique permet de transformer une expertise professionnelle en un projet entrepreneurial, contribuant ainsi à la modernisation du secteur.
À l’horizon 2026, la santé demeure un pilier économique crucial, et les femmes participantes dans ce domaine peuvent avoir un impact social tangible et mesurable.
Transition écologique et impact social
L’économie verte et l’impact social forment un autre domaine propice à l’essor de l’entrepreneuriat féminin. Les femmes entrepreneurs s’engagent fortement dans des projets qui touchent à l’agroalimentaire durable, à la gestion des déchets et à la mobilité douce. Le fait de lier un projet entrepreneurial à un engagement sociétal renforce l’attrait de ces initiatives. Contrairement à une perception traditionnelle, ces projets ne se limitent pas à l’économie sociale et solidaire mais adoptent des modèles hybrides alliant rentabilité et impact environnemental.
Cette tendance est particulièrement marquée dans les territoires, où les entreprises dirigées par des femmes jouent un rôle clé dans le développement local, notamment en zone rurale et périurbaine.
L’immobilier : une féminisation progressive
Le secteur de l’immobilier, longtemps dominé par les hommes, assiste à une féminisation de plus en plus marquée, surtout dans les services connexes. Les femmes entrepreneures investissent dans des domaines comme le conseil en investissement, la gestion locative ou la rénovation énergétique. Bien que cette évolution ne soit pas encore largement mise en avant, elle indique une augmentation des compétences des femmes dans un domaine où elles intègrent les enjeux réglementaires et sociaux.
A l’horizon 2026, l’immobilier émerge comme un secteur stratégique où les femmes peuvent se diversifier, malgré les obstacles d’accès au capital qui persistent encore.
Le numérique : des disparités persistantes
Le domaine du numérique affiche une image contrastée avec d’une part une forte représentation des femmes dans des activités digitales comme le e-commerce et le marketing numérique. Cependant, les secteurs de pointe tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou le big data demeurent largement dominés par les hommes. Les femmes fondatrices n’y représentent qu’une part marginale et peinent souvent à accéder au financement nécessaire pour se développer.
Cela soulève des questions relatives à l’inclusion des femmes dans les nouveaux segments à forte valeur ajoutée et souligne l’importance d’une action volontariste pour garantir leur intégration dans ces domaines innovants.
Industrie et deeptech : des défis à surmonter
Le secteur industriel et la deeptech sont encore considérés comme des angles morts de l’entrepreneuriat féminin. Les projets menés par des femmes dans ces domaines restent rares en raison de multiples barrières auxquelles elles se heurtent, notamment des besoins en financement importants et des réseaux historiquement masculins. Pourtant, ces secteurs sont essentiels pour l’avenir économique du pays, et il est crucial d’augmenter la participation des femmes.
La question est de savoir comment lever ces obstacles pour donner aux femmes accès aux secteurs stratégiques et réduire ainsi le gender gap entrepreneurial.
Perspectives d’avenir et nouvelles tendances
Innovations et modèles économiques émergents
Les tendances qui se dessinent dans l’entrepreneuriat féminin sont profondément marquées par des innovations qui redéfinissent les modèles économiques. L’essor des technologies numériques, des nouvelles méthodes de travail et des outils collaboratifs crée un terreau fertile pour les entreprises dirigées par des femmes. La mise en place de nouveaux modèles de gouvernance et de management, tels que le télétravail et le management horizontal, facilite la structuration d’entreprises qui allient performance économique et qualité de vie au travail.
Des initiatives collectives, comme les réseaux d’entrepreneuriat féminin, émergent également, fournissant des alternatives à la structure entrepreneuriale classique par le biais de la solidarité et de la coopération.
L’impact des politiques publiques
L’engagement des acteurs publics et privés pour soutenir l’entrepreneuriat féminin se renforce. Des initiatives telles que le plan France 2030 et les dispositifs d’égalité des chances visent à encourage la création et la croissance d’entreprises inaugurées par des femmes. De même, les actions privées provenant de grandes entreprises ou de fondations ouvrent le champ à des programmes de mentorat, de financement et de mise en réseau, catalysant ainsi un impact positif sur l’inclusion des femmes dans le paysage entrepreneurial.
Par ailleurs, la mise en place de critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance) devient une norme de marché, incitant les entreprises à s’engager concrètement pour la diversité et l’inclusion, sous peine de voir leur attractivité diminuer auprès d’investisseurs et de talents.
La nécessité d’adapter les dispositifs de soutien
Il est essentiel que les dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat féminin soient adaptés et renforcés pour répondre aux réalités et aux besoins des femmes entrepreneures. Cela implique de garantir l’accès à des ressources financières adéquates, de former les femmes aux compétences techniques et commerciales requises, et de faciliter leur intégration dans des réseaux d’affaires stratégiques.
Avec l’augmentation des demandes et des attentes envers l’entrepreneuriat féminin, un cadre plus inclusif pourrait émerger, permettant de lever les contraintes qui sévissent encore dans certains secteurs, afin de favoriser un véritable essor.
Les tendances décrites ici offrent un aperçu des défis et des opportunités qui se présentent à l’horizon 2026. Les femmes devront être au cœur de cette transformation pour garantir que leurs voix et trajectoires soient pleinement intégrées dans l’économie de demain.
Alors que l’entrepreneuriat féminin continue de croître et d’évoluer, il reste crucial de surveiller et d’encourager la diversité dans tous les secteurs. Avec un soutien adéquat, des politiques publiques efficaces, et un écosystème entrepreneurial inclusif, l’avenir s’annonce prometteur.

L’entrepreneuriat au féminin en 2026 : évolutions et opportunités
Marie, entrepreneure dans le secteur de la santé : « En tant que femme dans l’entrepreneuriat, j’ai vu notre présence se renforcer dans des domaines comme la santé et le bien-être. Aujourd’hui, les femmes s’engagent dans des projets à fort impact social, que ce soit dans le domaine de la e-santé ou de l’accompagnement des aidants. Grâce aux mutations démographiques et aux besoins croissants en matière de soins, nous avons l’opportunité de transformer nos compétences personnelles et professionnelles en modèles économiques solides et durables. »
Sophie, fondatrice d’une entreprise d’économie verte : « L’économie durable et l’impact social sont devenus des priorités pour de nombreuses femmes entrepreneures. Nous sommes aujourd’hui nombreuses à développer des entreprises dans l’agroalimentaire responsable, la gestion des déchets ou l’économie circulaire. Ce n’est pas seulement une question de rentabilité, mais également un véritable vecteur de changement pour nos territoires. À l’horizon 2026, je pense que notre engagement pour l’environnement va attirer encore plus d’attention et de soutien. »
Claire, spécialisée dans les services numériques : « Le numérique est un terrain à double tranchant. Bien que de plus en plus de femmes s’orientent vers des activités comme le e-commerce ou le marketing digital, il est encore difficile de se faire une place dans des secteurs comme l’intelligence artificielle ou la cybersécurité. Cette dichotomie soulève des défis que nous devons surmonter pour garantir notre place dans le cœur de l’innovation technologique. J’espère que d’ici 2026, nous aurons un meilleur accès à la formation et aux réseaux dans ces domaines. »
Chloé, entrepreneure dans le secteur immobilier : « L’immobilier est enfin en train de se féminiser. Grâce à l’engouement pour des pratiques comme le coliving ou la rénovation énergétique, nous constatons de plus en plus de femmes prendre des décisions d’investissement. Cela montre une évolution de nos perspectives et de nos compétences dans un domaine qui a longtemps été dominé par les hommes. J’espère que cette tendance se poursuivra et que l’accès au financement deviendra moins complexe. »
Audrey, consultante en transformation : « Les services, et en particulier le conseil, restent le socle de l’entrepreneuriat féminin en France. Nous avons la capacité de créer des entreprises innovantes qui répondent aux besoins des clients en matière de transformation organisationnelle et d’accompagnement au changement. D’ici 2026, je suis convaincue que notre professionnalisation accrue nous permettra de revendiquer le même niveau de reconnaissance que nos homologues masculins, même si nous restons majoritaires dans des structures de petite taille. »
